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Joël Jutge, arbitre international de rugby, souligne la nécéssité de faire confiance à l'Homme même lorsqu'il possède l'aide de la vidéo.
Joël Jutge, les discussions sont-elles toujours aussi animées sur le thème de la vidéo ?
Sur la vidéo, il s’agit plus d’un débat franco-français. Nous avons notamment eu plusieurs cas de transformations qui sont passées au-dessus des poteaux. Cela nous a posé des problèmes de validation. En revanche, nous n’avons pas de solution pour pallier l’erreur commise lors de la demi-finale Clermont-Toulon (Ndlr : Sur un essai de Zirakashvili entaché d’un en-avant, l’arbitre n’avait pas demandé la vidéo). Sur trois ralentis, deux laissent penser que l’essai est valable. Le troisième montre que le joueur a relâché le ballon.
N’aurait-il pas été plus simple de faire appel à la vidéo dans ce cas précis ?
Nous faisons confiance aux hommes. Et si l’arbitre a un doute, on fait appel à la vidéo. Mais que fait-on quand les hommes n’ont pas de doute ? Les arbitres sont des hommes et feront toujours des erreurs. Notre rôle consiste à trouver des solutions pour réduire le nombre de ces erreurs.
La solution n’est-elle pas d’accorder une ou plusieurs possibilités à une équipe de demander la vidéo ? A l’image du Hawk Eye en tennis…
Nous sommes aussi tributaires du contexte international. Nous ne pouvons pas appliquer nos propres règles. Cela a été proposé aux instances internationales. La solution consisterait peut-être à accorder deux jokers par match aux capitaines. Mais s’il y a trois essais litigieux, comment fait-on pour le troisième ? C’est un débat sans fin. Encore une fois, l’erreur, qu’elle vienne du joueur ou de l’arbitre, est humaine. Et cela fait partie du jeu.
Propos recueillis par EC (Rédaction Sport365.fr)
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